Conférence plénière

Ben L. Feringa, Ph. D.
Université de Groningue
Ben L. Feringa a obtenu son doctorat (Ph. D.) à l’Université de Groningue, aux Pays-Bas, sous la direction du professeur Hans Wynberg. Après avoir travaillé comme chercheur scientifique chez Shell aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, il a été nommé chargé de cours, puis professeur titulaire à l’Université de Groningue en 1988, avant d’être nommé professeur émérite Jacobus H. van ‘t Hoff en sciences moléculaires en 2004.
Il a été élu membre honoraire étranger de l’Académie américaine des arts et des sciences et est membre de l’Académie royale des arts et des sciences des Pays-Bas. En 2008, il a été nommé professeur de l’Académie et a été anobli par Sa Majesté la Reine des Pays-Bas.
Les recherches de Feringa ont été récompensées par de nombreux prix, notamment le prix scientifique européen Körber (2003), le prix Spinoza (2004), la médaille d’or Prelog (2005), le prix Norrish de l’ACS (2007), la médaille Paracelsus (2008), la médaille de la chiralité (2009), le prix de stéréochimie organique de la RSC (2011), le prix Humboldt (2012), la médaille d’or de Nagoya (2013), le prix Cope Scholar de l’ACS (2015), le prix Solvay pour la chimie du futur (2015), la médaille August-Wilhelm-von-Hoffman (2016), le prix Nobel de chimie 2016, le prix Tetrahedron (2017) et la médaille d’or de la chimie européenne (2018).
En 2019, il a été élu membre du Conseil européen de la recherche et membre étranger de l’Académie nationale des États-Unis, puis, en 2020, membre étranger de la Royal Society de Londres, au Royaume-Uni.
Ses intérêts de recherche comprennent la stéréochimie, la synthèse organique, la catalyse asymétrique, les interrupteurs et moteurs moléculaires, l’auto-assemblage, les nanostystèmes moléculaires et la photopharmacologie.
En cours de rédaction.
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Alán Aspuru-Guzik, Ph. D.
Université de Toronto
Alán Aspuru-Guzik est professeur à l’Université de Toronto, rattaché principalement aux départements de chimie et d’informatique, avec des nominations conjointes en génie chimique et en chimie appliquée, en science et génie des matériaux, ainsi qu’à l’Institut des sciences médicales. Il est titulaire d’une chaire en IA CIFAR à l’Institut Vector pour l’intelligence artificielle, directeur de l’Acceleration Consortium et codirecteur du programme de décarbonation accélérée du CIFAR. Il est rédacteur en chef de la revue Digital Discovery de la Royal Society of Chemistry et membre de la Société royale du Canada.
Alán a amorcé sa carrière indépendante à l’Université Harvard en 2006, où il a été professeur titulaire de 2013 à 2018. Il a obtenu son baccalauréat ès sciences (B.Sc.) de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM) en 1999 et son doctorat (Ph. D.) de l’Université de la Californie à Berkeley en 2004, où il a effectué un stage postdoctoral de 2005 à 2006.
Les recherches d’Alán portent sur l’information quantique, l’apprentissage automatique et la chimie. Il a été le pionnier d’algorithmes et d’implantations expérimentales d’ordinateurs et de simulateurs quantiques pour les systèmes chimiques, a étidié la cohérence quantique dans le transfert d’énergie photosynthétique et a accéléré la découverte de semi-conducteurs organiques, de dispositifs photovoltaïques, de batteries et de diodes électroluminescentes. Il a également fait progresser les représentations moléculaires et les modèles génératifs pour l’apprentissage des propriétés moléculaires. Ses recherches actuelles portent sur l’automatisation, les laboratoires de chimie autonomes et les scientifiques dotés d’intelligence artificielle, en particulier le projet El Agente.
En cours de rédaction.
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Rebecca T. Ruck, Ph. D.
Merck & Co., Inc.
Rebecca T. Ruck est vice-présidente adjointe chez Merck, où elle dirige le groupe des technologies numériques en sciences du développement et approvisionnement clinique, une équipe qui se consacre à l’élaboration de solutions fondées sur des outils d’automatisation, la démocratisation des données, l’intelligence artificielle et la science prédictive. Auparavant, elle a mené à bien des innovations percutantes dans le domaine des technologies habilitantes pour la recherche et le développement de procédés, notamment l’application d’une cascade biocatalytique à la voie de fabrication de l’islatravir, un procédé novateur en flux photochimique pour le bélzutifan et un procédé multicascades à 13 enzymes pour l’enlicitide.
Becky s’est engagée activement auprès de la communauté de recherche externe par l’entremise de collaborations universitaires, de la création de la série de conférences universitaires de Merck et d’efforts de recrutement qui ont permis d’accroître de façon inégalée la représentation des femmes au sein de l’organisation. Elle a étendu ses initiatives en faveur des femmes en chimie à l’externe, grâce au prix de recherche Women’s Chemist Committee-Merck et à la conférence Empowering Women in Organic Chemistry (EWOC), ainsi qu’à l’interne, par la concrétisation d’objectifs accrus en matière de diversité et d’inclusion, notamment une série de causeries de style TED axées sur ces thèmes.
Ces efforts lui ont valu d’être lauréate du prix ACS 2018 pour l’encouragement des femmes dans leur carrière en sciences chimiques, ainsi que d’être nommée Rising Star par la Healthcare Businesswomen’s Association (HBA) et membre (Fellow) de l’ACS. Elle siège au comité du fonds de recherche pétrolière de l’ACS ainsi qu’au comité consultatif de chimie du MIT, et occupe les fonctions de rédactrice adjointe (Executive Editor) pour la revue ACS Catalysis.
Becky a obtenu son diplôme avec la mention summa cum laude de l’Université de Princeton, a par la suite décroché son doctorat (Ph. D.) en chimie organique de l’Université Harvard au sein du laboratoire du professeur Eric Jacobsen, puis a mené des recherches postdoctorales financées par les NIH à l’Université de la Californie à Berkeley auprès du professeur Robert Bergman.
En cours de rédaction.
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Susan Solomon, Ph. D.
Massachusetts Institute of Technology
Susan Solomon est reconnue mondialement comme une sommité en science atmosphérique, notamment pour ses percées dans l’explication de la cause du « trou » dans la couche d’ozone antarctique. Avec ses collègues, elle a apporté d’importantes contributions à la compréhension du couplage entre la chimie et le climat, en dirigeant notamment des recherches sur l’irréversibilité du réchauffement planétaire lié aux émissions anthropiques de dioxyde de carbone, ainsi que sur l’influence du trou d’ozone sur le climat de l’hémisphère Sud. Ses travaux actuels portent principalement sur des enjeux liés à la fois à la chimie atmosphérique et aux changements climatiques.
Susan Solomon est professeure d’études environnementales Lee and Geraldine Martin au Massachusetts Institute of Technology. Avant de se joindre au MIT en 2012, elle a été chercheuse à la NOAA à Boulder, au Colorado, et professeure associée à l’University of Colorado de 1982 à 2011. Elle est largement reconnue comme l’une des figures de proue en science atmosphérique. Ses publications scientifiques ont fourni non seulement des mesures clés, mais aussi des avancées conceptuelles sur la destruction de l’ozone, en particulier quant au rôle de la chimie de surface.
En 1994, un glacier antarctique a été nommé en son honneur en reconnaissance de ces travaux. En mars 2000, elle a reçu la National Medal of Science, la plus haute distinction scientifique des États-Unis, pour ses « contributions déterminantes à l’explication de la cause du trou dans la couche d’ozone antarctique ».
Elle a également reçu de nombreux autres honneurs et prix, dont les plus hautes distinctions de l’American Geophysical Union (la médaille Bowie), de l’American Meteorological Society (la médaille Rossby) et de la Geochemical Society (la médaille Goldschmidt). En 2008, elle s’est vu décernée la Grande Médaille de l’Académie des sciences à Paris pour son leadership en sciences de l’ozone et du climat, suivie du prix Crafoord de l’Académie royale des sciences de Suède en 2018. Remis par le roi de Suède, le prix Crafoord est considéré comme l’équivalent du prix Nobel pour les sciences de la Terre. En 2004, elle a reçu le prestigieux prix Blue Planet pour sa « recherche novatrice ayant permis d’identifier les mécanismes responsables de la formation du trou d’ozone antarctique » et, en 2013, elle a été lauréate du prix Frontières de la connaissance de la Fondation BBVA dans la catégorie des changements climatiques. Elle est également titulaire de nombreux doctorats honoris causa décernés par des universités américaines et étrangères. Elle est membre de la U.S. National Academy of Sciences et de l’American Philosophical Society, et est associée étrangère de l’Académie des sciences de France, de la Royal Society, de la Royal Society of Chemistry et de l’European Academy of Sciences.
Ses recherches actuelles portent sur les changements climatiques et l’appauvrissement de la couche d’ozone. Elle a agi à titre de coprésidente du rapport sur la science du climat du Quatrième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC, 2007), fournissant des données scientifiques à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Elle a par ailleurs été nommée l’une des 100 personnes les plus influentes de l’année par le magazine Time en 2008.
En cours de rédaction.
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Jessica Wade, PhD
Imperial College London
Le programme de recherche de Michael Organ a permis de faire des contributions novatrices aux connaissances fondamentales en chimie et en génie, favorisant ainsi la découverte et la fabrication de molécules essentielles, notamment des produits pharmaceutiques, des produits agrochimiques et des composants électroniques. À la croisée de la chimie et du génie, Organ est reconnu à l’échelle internationale comme un pionnier de la chimie en flux pour la synthèse de produits chimiques fins. Ses inventions dans ce domaine ont été mises à l’épreuve pendant la pandémie, lorsqu’on lui a demandé de concevoir d’urgence un réacteur à flux pour produire à grande échelle un produit chimique clé nécessaire à la fabrication de trousses de dépistage, contribuant ainsi à libérer le monde des mesures de confinement (prix Synergie du CRSNG et Prix du Gouverneur général pour l’innovation).
Ses études mécanistiques minutieuses sur le rôle du sel dans le couplage croisé catalysé par le palladium ont été reconnues mondialement par C&E News comme l’une des « 10 principales découvertes en chimie de synthèse ». Son groupe a été le chef de file dans la conception rationnelle de ligands carbènes N-hétérocycliques, produisant une famille de catalyseurs de couplage croisé affichant une réactivité et une sélectivité sans égales. L’impact de ces catalyseurs est confirmé dans plus de 10 000 publications dans de multiples domaines d’application, mettant en lumière les particularités uniques de ces catalyseurs, désormais distribués dans le monde entier par plus de 20 entreprises. L’utilisation de ses catalyseurs « PEPPSI » est décrite dans plus de 15 000 demandes de brevet; le Pd-PEPPSI-IPent a d’ailleurs reçu le titre mondial de « réactif de l’année » (Reagent of the Year) décerné par l’Encyclopedia of Reagents for Organic Synthesis.
En cours de rédaction.
